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Comment faire son propre Umeshu ?

L'été arrive, et c'est la saison au Japon pour préparer l'alcool préféré des filles (et des garçons sensibles comme moi) connu pour son goût sucré, l'umeshu. Il y a une certaine confusion autour du nom exact de l'Ume, puisqu'on le désigne à la fois comme abricotier du Japon, mais également comme prune. Nous allons nous épargner ce débat scientifique et nous concentrer sur l'essentiel, à savoir sa fabrication !


Voici donc nos prunes japonaises. On a pris, évidemment, la meilleure qualité. Celles-ci viennent de la préfecture d'Okayama et sont de grosses tailles.

Dans un premier temps, on va retirer la base du pédoncule pour avoir une prune parfaitement propre, puis trier les vertes des plus mûres. Ces dernières serviront à faire des umeboshi, du vinaigre d'ume, ou bien du sirop.


Retrait de la base du pédoncule

Séparation des vertes et des mûres.

 

On passe ensuite au lavage. On lave bien les prunes à l'eau, en insistant encore sur la base du pédoncule.

On laisse sécher.

 

Maintenant on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Enfin au plus amusant. On va prendre un bocal (dans notre cas ici, un bocal de 4 litres), puis on va le remplir de prunes ume et de sucres candi. Pensez à bien nettoyer le bocal et le passer à l'alcool alimentaire avant de commencer.

On va faire un premier étage d'ume, comme suit.

On passe ensuite une couche de sucres candi.

En général, on compte 500g de sucre candi pour un kilo de prunes ume. On peut également mettre du miel à la place du sucre candi. La proportion sera plutôt alors 350g de miel pour 1 kilo de prunes.

On répète l'étape plusieurs fois selon ses envies. Comme j'aime faire les choses à fond et que je suis gourmand, on va remplir ce bocal de 4 litres ! On devrait donc être autour de 2 kilos de prunes dans notre cas précis.

Deuxième étage...

Troisième étage...

Quatrième étage...

Maintenant qu'on a rempli le bocal, on va verser l'alcool. Il faut compter 1.8L d'alcool à 35 degrés pour un bocal de 4L et 1kg de Ume. Bon, dans notre cas, on aura rempli le bocal avec 1.8L d'alcool et près de 2kg de prunes. Mais c'est parce qu'on a envie de faire comme ça !

On referme le tout !

Et voilà ! Maintenant il n'y a plus qu'à attendre ! Comptez au minimum 3 mois avant de commencer à déguster. Il est préférable d'attendre un peu plus. Le bocal ci-dessous, qui rentre dans sa première année, vous donne une illustration du résultat attendu.

Oui, je sais. Le niveau a baissé. On a goûté et c'est bon ! Vous savez tout désormais. Vous pouvez donc vous lancer dans votre propre production et concurrencer Choya !

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à m'écrire à l'adresse suivante : info@japanorama.fr.

Bonne dégustation !

Cela va sans dire !

Comment dit-on « cela va sans dire » en japonais ? Eh bien c’est très simple, puisque l’expression est très proche du français, à savoir 言うまでもない (iu made mo nai), soit littéralement « inutile d’aller jusqu’à dire que… ». Regardons quelques exemples :

  • 単位が足りなければ卒業できないのは言うまでもないが、足りていても卒業論文書かなければ卒業できない。
    Il va sans dire qu’on ne peut obtenir son diplôme si les notes sont insuffisantes, et même si elles suffisent, on ne peut pas l’obtenir sans terminer son mémoire
    .

Petite variante avec l’expression placée en début de phrase :

  • Ça coule de source mais, il ne faudra pas venir de blanc vêtu pour le banquet du mariage.

L’expression japonaise du jour : les expressions avec 油

Dans ce premier article sur les expressions japonaises, je vais vous présenter quelques expressions utilisant le mot 油 « abura », qui signifie l’huile.

  • Première expression : 油が切れる abura ga kireru
    Littéralement, « être à court d’huile ». Un moteur qui n’a plus d’essence ne peut pas avancer. On est donc épuisé.

    ex : 私は油が切れた。休みが必要です。Je suis épuisé. J’ai besoin de repos.

  • 油を搾る abura o shiboru
    Sens : Engueuler, passer un savon.

    ex : 私は顧客に連絡するのを忘れて、社長に油を搾られた。J’ai oublié d’appeler le client et je me suis fait engueuler par le patron.

  • 油を注ぐ abura o sosogu
    Sens : Attiser.

    ex : – Expression semblable à l’expression française : 火に油を注ぐ。 mettre de l’huile sur le feu.
    – この記事は彼の怒りに油を注いだ。Cet article de presse a attisé sa colère.

  • 油を売る abura o uru
    Sens : Flemmarder, bavarder inutilement. Les commerçants en huile pour cheveux avait l’habitude de parler de la pluie et du beau temps à leurs clients lorsqu’ils vendaient leurs marchandises.

    ex : 彼は仕事をするより、油を売るのが上手だ。Il est plus prompt à flemmarder et bavarder qu’ à travailler.

Pour en finir avec le « Fujiyama »…

Non. Ce n’est pas le « Fujiyama ». Cette magnifique montagne qui s’élève au Pays du Soleil Levant, le mont Fuji, ne se traduit pas par « Fujiyama » mais « Fuji-san ».

Voyez-vous, en japonais Fuji-san s’écrit 富士山. Le dernier kanji 山 se lit à la fois « yama » et « san ». Dans le premier cas, il veut simplement dire « montagne », et dans le second il désigne le « mont », précédé du nom dudit mont. Ainsi l’on prononce « Fuji-san », le mont Fuji, et non le Fujiyama !

C’est un détail certes, mais qui vous fera paraître plus intelligent que 80% des touristes !

Je me souviens que ma petite sœur de 11 ans à l’époque à qui j’avais expliqué la différence, avait contredit son maître d’école qui soutenait que c’était le Fujiyama… Une erreur qu’on retrouve malheureusement dans certains manuels scolaires…